Chronique de Misha

     Ah, Madoka… C’est une grande histoire d’amour… J’ai vu l’anime en 2012 et tout le monde sait que Yuki Kajiura est mon artiste préférée, c’est elle qui a composé ces musiques tellement uniques et ensorcelantes…

     À l’instar de Made in Abyss et Higurashi no naku koro ni (Hinamizawa), le graphisme mignon contraste complètement avec le propos… Nous sommes ici dans un univers de magical girl sombre, aux enjeux matures…

Dark Kawaii

     Si vous ne connaissez pas encore l’univers de Madoka, je vous déconseille de lire ce manga, qui se déroule après les événements de l’anime principal. Ce serait du spoil et vous n’allez rien comprendre. De fait… Commencez cette pépite par le début avant de lire ma chronique.

     Madoka est une Puella Magi, une jeune fille dotée de pouvoirs magiques capables de contrer les Sorcières qui hantent ce monde. Kyubei offre à chacune un œuf, qui matérialise leur souhait. Toutefois, si ce dernier est exaucé, elles sont condamnées à devenir des Sorcières à leur tour. Bien évidemment, l’histoire va beaucoup plus loin et choque, mais je n’en dirais pas plus sur ce point.

     Loin de l’archétype de Sailor Moon, on est ici dans un univers sombre, psychédélique même. Les créatures mises en scène font penser au génie de Kon Satoshi dans Paprika. Un mélange enfantin et sordide dans une explosion fantasmagorique. Et de l’horreur, qui surprend…

Boucles temporelles

     Rébellion se déroule après les grosses révélations et certains choix qui ont été faits. Dur de ne pas spoiler vu le contexte… Je pars du postulat que si vous avez lu jusqu’ici, vous connaissez forcément l’histoire. Alors…

     Toutes les filles se retrouvent, poursuivent leur lutte. Ce qui est impossible puisqu’elles ont perdu la vie. De fait, Homura commence à s’interroger. Quelque chose la trouble, sans qu’elle accepte dans l’immédiat la réalité. Car elle sait très bien comment s’est terminée la dernière boucle temporelle. Alors que fait-elle ici ? Est-ce que les combats contre les Sorcières ont toujours été aussi simples ? Une impression de déjà-vu douce-amère la submerge. Le point de convergence sinuant vers Madoka, bien évidemment. La nature de ses sentiments relève plutôt du yuri, même si leur relation n’évolue pas en ce sens. Son amour pour Madoka est tellement puissant, elle s’est tellement sacrifiée pour elle à travers les boucles que ces séquelles la marquent… Au point de la transfigurer complètement…

     Cette adaptation du 3ème film de Madoka, suite directe des 2 premiers qui résument la série ; respecte l’action, très présente dans cet univers chamarré. Chaque fille (Madoka, Homura, Sayaka, Mami et Kyôko) dégaine une arme différente et adopte un style de combat très personnel.

     Ce tome 1 implante l’hypothèse que cet univers est une illusion. Homura envisage l’idée qu’elles sont coincées dans ce Mitakihara alternatif. C’est en essayant d’atteindre Kazamino qu’elle le réalise, avec Kyôko ; car le bus ne peut les extirper de cette zone étroite. Elles reviennent irrémédiablement sur leurs pas.

     Akemi et Kyôko décident de faire comme si elles ne savaient rien et de débusquer la Sorcière par la suite.