Cats and Dragons
Le Chat-Dragon Suprême
Cats and Dragons est un manga de Izumi Sasaki et Mai Okuma basé d’après l’œuvre originale de Amara, traduit par Aurélie Lafosse-Marin. Paru aux Éditions Doki-Doki, le volume 1 se compose de 192 pages et le 2 de 192 pages également.
Un Dragon félin
La mère d’un Dragon sur le point d’éclore se fait tuer par des humains. Par hasard, une Cait Sith choisit cet endroit pour y élever ses petits. Lorsque le bébé Dragon voit le jour, elle décide de l’élever comme le sien. Le petit Dragon se retrouve alors entouré de chats et met bien du temps à réaliser qu’il n’en est pas un lui-même, en dépit de son apparence.
Un beau jour, la maman chat se fait invoquer dans un lointain Royaume par une Magicienne. Le jeune Dragon protège alors sa fratrie puis le temps s’écoule, il devient témoin de nouvelles lignées de Cait Sith qui s’installent auprès de lui parce qu’ils savent qu’ils y sont en sécurité.
Cependant, les humains sont cruels et n’hésitent pas à tuer les chats pour commercer leur fourrure. En découvrant cela, le Dragon rentre dans une colère noire et ravage le Royaume responsable. La destruction sert de leçon aux habitants qui, désormais, respectent les chats.
Un beau jour, un jeune chat observe le Prince s’entraîner. Il décide de lui enseigner la Magie. Le Dragon Suprême s’y oppose tout d’abord, les humains sont mauvais. Cependant, le chaton s’obstine et parvient à le convaincre. Ainsi, de nombreuses lignées de chats enseignent la Magie à quelques élus et le Royaume prospère de la sorte.
Pendant ce temps-là, la maman chat enseigne tout ce qu’elle sait à la jeune humaine qui l’a invoquée. À force de chasser des escarboucles, elle devient très puissante, une deuxième queue pousse et elle finit par devenir la 7ème directrice de l’établissement de Magie.
Sur des générations
Cats and Dragons s’étale donc sur des générations et des générations de chats. Si le volume 1 introduit des chats sans noms, excepté Obsidienne, le volume 2 s’étaye ; le chat blanc laisse la place à Cendre et Touff-touff. Il aurait été plaisant que chaque chaton dispose d’un nom dès le départ. Alors certes, cela aurait demandé une certaine réflexion, mais pour que le lecteur s’attache davantage et aussi pour crédibiliser les Cait Siths qui parlent la langue des hommes, cela me semble tout indiqué.
L’univers reste relativement chill, on suit l’évolution du Dragon et de ses chatons, de la Cait Sith et d’autres félins par-delà le temps. Les chats vivent leur vie tranquillement, en chassant, mangeant, se reproduisant…
Les chats sont très humanisés dans leurs expressions, parfois au point que la frontière devienne trop fine, y compris dans la mise en scène. Comme lorsqu’une jeune chatte met bas et que le Chat-Dragon lui suggère de s’allonger. C’est une réaction hors de propos, car un animal comme une humaine n’enfantera jamais en position allongée si on lui laisse le choix.
Heureusement, hormis quelques petits débordements de ce genre, l’univers reste doux. Certains chats suivent des aventuriers dans leurs quêtes. Ils voyagent, découvrent la cuisine des hommes, s’attachent à eux et passent des années à leurs côtés parfois. Les félins sont mignons graphiquement et invitent à découvrir un monde rempli de Magie.
Le Chat-Dragon Suprême
Cats and Dragons est un manga qui amène de la douceur à travers son lien entre le Dragon et les chatons qu’il élève, tout comme la Cait Sith s’occupe de la Magicienne qui l’a invoquée. Le côté slice of life est très présent, on suit les pérégrinations de générations complètes de chats à travers le temps, dans un univers rempli de Magie.